Atsunobu Kohira est né en 1979 à Hiroshima, vit et travail à Paris. Il est diplômé du Fresnoy et de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.
Artiste pluridisciplinaire, il réalise installations sonores, sculptures, dessins et photographies.
Il a participé à de nombreuses expositions au Japon et en France, notamment au Palais de Tokyo lors de l’exposition de «Condensation» ou à la Maison Européenne de la Photographie en 2013.

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HARMONIE DE QUATRE CONSTELLATIONS

Opus 76 numéro 2 de Joseph Haydn / Quatuor Leonis, (2014)

Atsunobu Kohira

Œuvre à la fois musicale et visuelle, Harmonie de quatre constellations d'Atsunobu Kohira propose une expérience interactive autour d'une (ré-)interprétation de l'Opus 76 numéro 2 de Joseph Haydn. Exécutée par le Quatuor Leonis, cette création explore les rapports entre l'image, le son et le geste, champ d'investigation artistique dans lequel Atsunobu Kohira choisit sa filiation : le Clavecin oculaire du Père Castel au 18e siècle, les Chronophotographies d'Étienne Jules Marey, le siècle suivant, les expérimentations de Norman McLaren dans les années 60 ou celles, plus contemporaines, d'Atau Tanaka. Harmonie de quatre constellations introduit cependant une dimension supplémentaire en proposant au public d'être une sorte de chef d'orchestre. Chacun peut jouer, voire « interpréter » cette œuvre en ligne où sons et formes graphiques se répondent. Chaque signature lumineuse correspond au geste musical et à la note exécutés par un des membres du quatuor. On peut alors, en cliquant sur un des traits de lumière, figer la forme visuelle et réduire un musicien au silence. Les lignes mélodiques et graphiques qu'exécute le quatuor de Haydn peuvent ainsi être isolées, donnant tour à tour à entendre et à voir un trio, un duo, ou juste un soliste.

Jean-Luc Soret

Crédits

Auteur : Atsunobu Kohira

Musiciens : Quatuor Leonis
Violon : Guillaume Antonini
Violon : Sébastien Richaud
Alto : Alphonse Dervieux
Violoncelle : Julien Decoin

Prise de son et montage du son : Gil Savoy
Prise de vue et montage : Tadzio
Photo: Atsunobu Kohira

Réalisation de l'exposition en ligne : Romain Cayla (IDSIDE)
Programmation interactive: Benjamin Hélion (Sisso), Benoit Cavaro

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
Directeur: Jean-Luc Monterosso
Commissaire d'exposition : Jean-Luc Soret

Remerciements
à Patricia Nydegger (Proquartet), l'équipe de la MEP, Manon Ballu, Giulia Andreani, Simon Dara, Choi, Sylvie Zavatta, Tatsumi Sato, Yu Yoshida et mon père.
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Bien qu’il s’agisse en premier lieu de photographie, l’œuvre de l’artiste espagnol Dionisio Gonzalez est pluridisciplinaire et se déploie également dans les champs de la vidéo, de l’architecture et de l’art contemporain. Ses visions utopiques portées par l’exubérance racée de son style investissent des lieux aussi éclectiques que des favelas brésiliennes de Rio-de-Janeiro ou de São Paulo, des campements sud-coréens de Busan, des marchés flottants vietnamiens de la Baie d’Halong ou des zones littorales comme la lagune de Venise. Cependant, il ne représente pas les bidonvilles ou l’expansion urbaine sous la forme d’univers désolés ou angoissants ; bien au contraire, l’audace de ses recherches formelles disqualifie tout misérabilisme et transfigure les habitats précaires en les hybridant avec des propositions architecturales aux formes innovantes.

D’autres investigations artistiques, comme la série Le Corbusier, lui permettent d’être à la fois commissaire d’expositions expérimentales et scénographe. Il conçoit des espaces virtuels dans lesquels il dynamite les conventions muséales en proposant une vision alternative et inventive de l’exposition de la photographie. Obéissant d’ordinaire à des canons esthétiques très codifiés, l’image photographique quitte ici les deux dimensions de la feuille imprimée pour s’exposer sur des volumes insolents et des angles aventureux. L’encadrement subît un traitement tout aussi périlleux puisque le voilà tour à tour, étiré, distordu, plié, liquéfié voire disloqué.



Jean-Luc Soret
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Mihai Grecu est né en Roumanie en 1981. Diplômé de l'ESAD Strasbourg et du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing, il vit et travaille à Paris.

Oscillant entre art vidéo, cinéma et animation 3D, son imagerie singulière met en œuvre, dans une atmosphère déshumanisée, des visions inquiétantes traversées par des objets parasitaires, des architectures modifiées et des personnages-symboles. Son travail a été montré dans des nombreux festivals de film (Locarno, Rotterdam, Festival du Nouveau Cinéma à Montréal) et expositions (Dans la nuit, des images - Grand Palais, Paris / Labyrinth of my mind - Le Cube, Issy-les-Moulineaux / Video Short list : Machines à Rêve - Passage du Retz, Paris / Studio - Galerie Les filles du Calvaire, Paris).
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CENTIPEDE SUN

Mihai Grecu

Musique : Herman Kolgen
2010. Video.
Production : Arcadi, Mathematic Studio, Mihai Grecu, avec la bourse de la SCAM
Durée : 10:17
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COAGULATE

Mihai Grecu et Thibault Gleize

2008. Vidéo.
Production : Le Fresnoy
Durée : 5:56
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GLUCOSE

Mihai Grecu et Thibault Gleize

2012. Vidéo.
Production: Mihai Grecu et Thibault Gleize
Durée : 7:18
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WE'LL BECOME OIL

Mihai Grecu

Musique : Yann Weissgerber
2011. Vidéo.
Co-production: Mihai Grecu, Mathematic Studio
Durée : 8:00
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